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Le rapport de lʼAcadémie nationale de médecine sur les thérapies complémentaires du 5 mars 2013 par Jean Pierre Marguaritte

Le rapport de lʼAcadémie nationale de médecine sur les thérapies complémentaires du 5 mars 2013 par Jean Pierre Marguaritte

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jean pierre marguaritte ostéopatheOstéo Annuaire donne la parole à Jean Pierre Marguaritte :

Le rapport de lʼAcadémie nationale de médecine sur les thérapies complémentaires
a été adopté le 5 mars 2013

Une nouvelle preuve de la méconnaissance des fondamentaux de lʼostéopathie par le corps médical

Réagissons !

Pour réagir sur le forum : rapport de l'académie de médecine sur l'ostéopathie du 05/03/14

 

Dans son rapport, lʼAcadémie nationale de médecine a retenu quatre disciplines :

lʼacupuncture, la médecine manuelle (ostéopathie et chiropraxie), lʼhypnose et le tai-chi.

Elle écarte les termes de « médecines parallèles, alternatives ou traditionnelles » au risque de la confusion entretenue auprès de lʼesprit du public avec la médecine scientifique.

Le terme de thérapies complémentaires a donc été retenu considérant quʼil nʼexiste quʼune seule médecine, la médecine scientifique, qui dispose de moyens éprouvés dans le cadre dʼun protocole de recherche.

Par contre, elle attribue aux thérapies complémentaires un élément plutôt positif : le malade est envisagé dans sa globalité et non plus seulement à travers un filtre scientifique trop réducteur.

Elle rappelle néanmoins lʼexistence dʼun risque dʼamalgames considérant quʼune pratique reconnue pourrait lʼêtre automatiquement dans toutes ses prétentions en insistant sur la nécessité dʼun diagnostic médical préalable.

Le rapport de lʼAcadémie détaille dʼailleurs les indications (situations médicales anormales) dans lesquelles certaines thérapies complémentaires peuvent être envisagées dès lors où elles apportent un petit plus démontré dans des études scientifiques rigoureuses.

Pour exemple, elle rappelle lʼhypnose, susceptible de réduire la douleur de certains gestes diagnostiques et thérapeutiques et lʼacupuncture contre les nausées et vomissements induits par certaines chimiothérapies.

Elle relève également lʼeffet positif physiologique direct de lʼacupuncture, lʼhypnose, le tai-chi et la méditation.

Enfin, elle convient du caractère multi factoriel de la maladie, identifiant le « stress » et les émotions en synergie avec des facteurs génétiques et/ou environnementaux.

 

COMMENTAIRES :

Ce rapport appelle plusieurs remarques fondées sur la définition même de la médecine :

La médecine est la science (ensemble de connaissances) et la pratique (l'art) étudiant l'organisation du corps humain (anatomie), son fonctionnement normal (physiologie), et cherchant à restaurer la santé par le traitement (thérapie) et la prévention (prophylaxie) des pathologies.

 

Sur le rôle thérapeutique de lʼostéopathie

LʼAcadémie de médecine définit elle-même lʼostéopathie comme une thérapie « complémentaire » dont elle reconnait une efficacité modérée sur la lombalgie aiguë, subaiguë ou chronique, sur la cervicalgie aiguë, subaiguë ou chronique, sur la céphalée dʼorigine cervicale, les états vertigineux dʼorigine cervicale, et à un moindre degré sur la migraine.

Il est important de préciser que les études sur lesquelles se base lʼAcadémie pour établir son rapport ont été réalisées à partir de manipulations rachidiennes qui ne peuvent être considérées comme la seule thérapie manuelle représentative de lʼostéopathie.

Cette dimension restrictive de lʼostéopathie nʼest pas conforme à ses fondamentaux et les études réalisées ne peuvent être représentatives de lʼefficacité de lʼostéopathie.

 

Sur le rôle préventif de lʼostéopathie

Lʼostéopathie ne prétend pas traiter la maladie au sens médical du terme, elle sʼadresse à toutes les personnes qui souffrent sans raisons médicales décelables, cʼest-à-dire à celles dont lʼétat se situe entre la santé et la maladie.

Son rôle en matière de prévention est indiscutable.

Dès lors où lʼexercice de lʼostéopathie remplit les conditions qui définissent la médecine, il nʼy a aucune raison que la médecine scientifique se réserve une exclusivité sur lʼusage du terme « médecine ».

Compte tenu du décalage existant entre les besoins de la population et le service de santé rendu, Il est aujourdʼhui urgent de distinguer ces deux volets de la médecine et de donner à la prévention toute sa dimension.

Lʼostéopathie est une médecine préventive à part entière

 

Sur son approche multi factorielle

Si tant est quʼelle soit pratiquée selon ses fondamentaux cʼest-à-dire de façon holistique, lʼostéopathie est fondée sur cette approche multi factorielle.

Je rappelle que les premières formations à lʼostéopathie incluaient pendant les cinq années de formation, des notions dʼhygiène alimentaire grâce auxquelles, en sʼappuyant sur les principes dʼembryologie et les connaissances en métabolisme, mettaient en évidence la corrélation entre les troubles fonctionnels hépato-digestifs et les TMS.

Ce facteur indissociable de la pratique de lʼostéopathie nʼa pas été soulevé dans le rapport de lʼAcadémie de médecine, considérant peut-être que la nutrition dans sa valeur thérapeutique appartient aux seuls médecins.

 

Sur le diagnostic préalable

LʼAcadémie de médecine insiste pour que ces thérapies complémentaires soient envisagées quʼaprès le diagnostic dʼun médecin rappelant le besoin dʼobtenir « la certitude que lʼon ne passe pas à côté dʼune pathologie qui nécessite une prise en charge traditionnelle ».

Dʼune part, cʼest bien méconnaître la pratique de lʼostéopathie. Les motifs de consultations en première intention sont la plupart du temps des douleurs articulaires et musculaires qui résistent aux traitements médicaux ou qui sont le signe de troubles fonctionnels silencieux. Lorsque lʼostéopathe ne parvient pas à soulager cette douleur rapidement, il sʼinquiète de lʼexistence dʼune pathologie et conseille à son patient de consulter un médecin. Il joue ainsi un véritable rôle de filtre de santé.

Dʼautre part, lʼAcadémie de médecine rappelle que le terme traditionnel utilisé par les thérapies complémentaires est très mauvais car il laisse à penser quʼune pratique ancienne est forcément bénéfique pour la santé. Faut il préciser que le premier savant grec connu avant tout pour ses travaux en médecine est probablement Hippocrate au Vème siècle av. J.-C. alors que les premiers médicaments de synthèse produits par des laboratoires pharmaceutiques, principal « outil » de lʼarsenal thérapeutique du médecin, ont connu leur essor au début du XXème siècle.

 

Sur la confusion entre lʼostéopathie et la chiropraxie

LʼAcadémie de médecine amalgame sous le terme « thérapies manuelles », lʼostéopathie et la chiropraxie. Ces deux pratiques sont radicalement différentes dans leur fondement.

La chiropraxie sʼattache essentiellement à réaliser des techniques manuelles afin de procéder à des réajustements articulaires en cas de pathologies mécaniques, réelles ou supposées, de lʼappareil neuro-musculo-squelettique, en particulier du rachis, et de leurs conséquences. La colonne vertébrale et le bassin sont au centre du diagnostic et de la thérapeutique. Il sʼagit dʼune technique symptomatique à lʼinstar de celle pratiquée malheureusement de façon exclusive par de nombreux ostéopathes en titre.

Lʼostéopathie, pour ceux qui respectent ses fondamentaux, a une autre dimension.

Cet amalgame traduit un manque de communication que nous devons corriger. Même si les recommandations de nos patients contribuent à faire passer un juste message sur notre niveau de compétence, elle reste insuffisante.

Et si lʼAcadémie de médecine émet une certaine prudence face à lʼostéopathie, cʼest peut- être aussi dû à une méconnaissance de lʼostéopathie tel quʼen témoigne lʼamalgame fait dans ce rapport.

Mais aussi, parce que certains dʼentre ne restituent pas une bonne image de notre profession en reproduisant une pratique essentiellement structurelle que de nombreux patients rejettent.

 

Sur lʼeffet physiologique des thérapies complémentaires

Dans son rapport, lʼAcadémie de médecine cite deux exemples : lʼhypnose et lʼacupuncture. Des études scientifiques rigoureuses ayant pu démontrer « un petit plus ».

Une étude a pour objet de mener des actions en vue de produire et de développer des connaissances. Elle sʼappuie sur des critères rigoureux susceptibles de prouver lʼeffet bénéfique dʼun médicament ou dʼun geste thérapeutique sur la santé dʼune personne.

Du fait de son approche multi factorielle, lʼostéopathie étend le bénéfice apporté au-delà de lʼaspect « santé ». Il peut être apprécié de façon plus globale par la disparition des troubles fonctionnels, ceux mêmes qui font le lit des maladies coûteuses, par lʼamélioration générale de la personne (sommeil, humeur, dynamisme, enthousiasme...) mais aussi de façon plus économique, par la réduction de lʼabsentéisme au travail, du rendement au travail, des relations entre les personnes, la diminution de lʼusage de médicaments et dʼexamens médicaux et iconographiques qui sont parfois doublés.

Cʼest précisément lʼobjet de lʼenquête qui sera réalisée auprès de toutes les patientes et de tous les patients des ostéopathes du réseau EUROSTEO.

Lʼorganisation de cette évaluation à un coût significatif que ni lʼindustrie du médicament ni celle de la technologie médicale risquent de financer par manque dʼintérêt commercial.

Il reste les organismes payeurs, cʼest-à-dire, la sécurité sociale ou bien les complémentaires de santé, sauf que la première non seulement est en difficulté financière mais nʼa pas compétence pour mener une telle opération et que la seconde semble actuellement plus préoccupée par les nouvelles mesures qui vont ouvrir la voie à un nouveau marché, celui dʼune complémentaire santé généralisée obligatoire.

Compte tenu du contexte, nous ne devons compter que sur nous-mêmes, mais pour quʼune évaluation de lʼostéopathie puisse être représentative, nous devons préalablement nous accorder sur une « méthodologie » conforme ou tout du moins sur un mode de raisonnement auquel nous nous adhérons pour lʼavoir éprouvé dans notre pratique quotidienne.

 

Défendons ensemble les fondamentaux de lʼostéopathie

 

Si le raisonnement développé dans lʼarticle ci-dessous devait correspondre à votre mode de pratique,

Si vous y adhérez, alors je vous invite à nous rejoindre.

Sans aucune prétention, cet article grand public apporte une explication simple sur la lombalgie banale tout en précisant la véritable dimension de lʼostéopathie, du moins, celle en qui je crois et qui mʼapporte depuis 28 ans, la plus grande satisfaction professionnelle.

En constituant un réseau national dʼostéopathe autour dʼun raisonnement commun,

➪ nous assurerons une cohérence entre nos communications et les soins dispensés,

➪ nous réaliserons une évaluation représentative globale de lʼimpact sanitaire et économique de lʼostéopathie,

➪ nous constituerons une force de conviction pour la reconnaissance dʼun nouveau volet du système de santé :

la prévention santé active

 

Pour obtenir plus dʼinformation sur le réseau, postez votre nom, prénom et le code postal de votre ville dʼexercice avec pour objet EUROSTEO à :

europromosteo@gmail.com

 

Avec mes sentiments les meilleurs et les plus cordiaux.

 

Jean-Pierre Marguaritte Président EURO PROMOSTEO

 

voir articles de Jean Pierre Marguaritte :

1) le mal de tête inexpliqué

2) ostéopathie : une médecine préventive

3) Le mal de dos est dans l'assiette