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Les troubles hormonaux, une solution globale

Les troubles hormonaux, une solution globale

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ostéopathie et troubles hormonauxLes douleurs de règles, un premier signe

Dès la puberté et jusqu’à un âge avancé, de nombreuses femmes doivent faire face à des troubles hormonaux qui non seulement nuisent à leur équilibre mais peuvent évoluer vers des maladies graves.

La corrélation entre certaines maladies et la prise de contraceptifs et de traitements substitutifs hormonaux est aujourd’hui révélé par les études scientifiques.

Dès la puberté, les douleurs menstruelles, pourraient être le premier signe informant de l’existence d’un déséquilibre hormonal qui, évoluerait vers les fibromes, les kystes ovariens, l’endométriose, les cancers du sein et de l’utérus.

Ne serait-il pas utile de prévenir ces maladies en s’interrogeant sur l’origine de ces troubles menstruels ?

 

Le cycle menstruel

Divisé en deux phases, le cycle menstruel comprend une première partie pendant laquelle la muqueuse utérine se développe et l’ovaire développe des follicules (petites cellules dans l’ovaire qui contiennent les oeufs appelés ovocytes).

La maturation de ces follicules est assurée  grâce à la production d’oestrogènes par les ovaires avec un maximum au 14 ème jour.

C’est au 14 ème jour, sous l’action d’un autre hormone, la progestérone, qu’un des follicules libèrera une ovule. Cette ovule peut alors être fécondée par un spermatozoïde et migrer dans l’utérus.

La deuxième partie du cycle débute le 14 ème jour.

En cas de fécondation, le follicule se transforme et se charge en lipide (graisse) ce qui lui vaut le nom de corps jaune par sa couleur.

Pendant toue la grossesse, le corps jaune libèrera des hormones pour bloquer les règles.

Si la fécondation n’a pas lieu, le corps jaune dégénère et l’arrêt de la production d’hormones déclenche les règles.

 

Quelles glandes contrôlent la sécrétion des hormones ?

Les sécrétions d’oestrogène et de progestérone sont sous le contrôle d’une partie de l’hypophyse, elle-même sous le contrôle de l’hypothalamus, base du déclenchement du mécanisme du stress via l’adrénaline sécrétée par les glandes médullo-surrénales.

Or l’hypophyse assure l’équilibre de la fonction thyroïdienne en charge de réguler le métabolisme des sucres et des graisses, de stimuler le transit intestinal, de contrôler la croissance, de veiller au bon équilibre des hormones oestrogènes et progestérone.

Il est d’usage de recommander l’apport d’iode sous forme de produits marins ou de médicaments en cas d’insuffisance, mais le problème réside dans le fait que la forme active dite T3 relève du foie.

Ne devrait on pas s’interroger sur l’utilité de protéger le foie ce d’autant que tous les médicaments sont toxiques et que le foie a justement en charge la détoxication ?

De plus, les oestrogènes sont synthétisées à partir d’un dérivé du cholestérol dans les glandes cortico-surrénales et la régulation de leur synthèse et de leur sécrétion est régulée par une enzyme dans le foie.

Nous nous retrouvons donc en final avec un ensemble de glandes régissant le système hormonal de la femme qui sont dépendantes du foie et du stress.

 

La puberté, une étape primordiale

C’est à ce moment que tout le système hormonal se met en branle.

En dehors de tout facteur génétique, si une adolescente subit une période de stress et/ou s’alimente mal, tout laisse à croire que son cycle sera douloureux, que sa croissance sera perturbée.

 

La barre dans le dos pendant les règles

La modification de la texture utérine exerce une tension qui se projette sur la structure osseuse de soutien. La troisième vertèbre lombaire, au niveau de la ceinture, est le point de concentration des forces de tension.

L’apparition de ce type de douleur est un signe qui prévient de l’existence d’un déséquilibre hormonal naissant. Il est commun chez les jeunes filles.

 

La tétanie, la spasmophilie

A côté de la thyroïde se trouvent deux petites glandes, les parathyroïdes qui régulent la quantité de calcium dans le sang.

Thyroïde et parathyroïdes disposent de même réseau vasculaire donc du même apport énergétique.

Il serait logique d’imaginer qu’une sollicitation énergétique plus importante sur une glande soit au détriment de l’énergie consacrée à la glande soeur.

En tous cas, les crises de spasmophilie ou de tétanie apparaissent le plus souvent à l’approche des règles.

 

Les douleurs cervicales

Comme l’utérus et les ovaires, un dysfonctionnement de la thyroïde peut créer des tensions sur leurs tissus de soutien, dont les forces se projettent au niveau de la troisième vertèbre cervicale.

Ces tensions sont très souvent parfois en rapport avec des douleurs au niveau du cou et les épaules.

La fonction thyroïdienne étant directement en rapport avec le cycle hormonal, l’ostéopathe est amené à libérer les tensions du petit bassin avant de s’intéresser aux cervicales.

 

La période menstruelle

De nombreuses femmes, à l’approche de leurs règles, présentent un ralentissement de leur transit, une modification de leur humeur et une certaine fatigabilité, des maux de tête.

C’est vraisemblablement lié à un épuisement de la fonction thyroïdienne en fin de cycle.

Cette insuffisance pourrait expliquer la rétention d’eau du fait de sa répercussion sur la glande hypophyse dont une des fonctions a une action indirecte sur les reins et la diminution du métabolisme des sucres et des graisses.

C’est ainsi que s’installe mois après mois, à chaque période de règle, la fameuse cellulite.

 

La ménopause

Avec l’âge, toutes les fonctions tendent naturellement à moins bien fonctionner. Le maintien du capital osseux est une des préoccupations du corps médical.

La carence, connue sous le nom d’ostéopénie ou d’ostéoporose selon le degré, est directement liée au manque d’oestrogène.

La diminution de la libido également liée au manque d’oestrogène accompagne souvent cette période de la vie.

 

Une analogie qui interroge

Les trois principales glandes qui régissent le cycle menstruel sont les ovaires, la thyroïde et le foie.

Or chacune de ces glandes correspond anatomiquement à un diaphragme.

Le diaphragme thoracique pour le foie car il s’y attache directement, le diaphragme pelvien au niveau du bassin qui supporte l’utérus et les ovaires, le muscle sus-hyoïdien, qui supporte les glandes, thyroïde et parathyroïdes. C’est ce petit muscle qui en se contractant vous donne l’impression d’avoir la gorge serrée.

Chacun de ces diaphragmes est aussi le réceptacle des émotions. Par leur amplitude, ils servent de relais au travail de la pompe cardiaque pour diffuser le sang dans le corps.

La synchronisation de ces trois diaphragmes a un retentissement sur une membrane intra crânienne, la tente du cervelet qui rythme le liquide qui circule dans la moelle épinière à partir de laquelle l’influx nerveux est distribué dans le corps.

Ainsi, suite à une intervention chirurgicale de type hystérectomie, il est conseillé de consulter un ostéopathe afin de libérer la tension post-chirurgicale du plancher pelvien.

Il en est de même en cas d’insuffisance thyroïdienne ou d’une ablation partielle de la thyroïde. La libération des tensions des muscles du cou favoriseront une meilleure fonction thyroïdienne.

Etant utile de rappeler que 80 % des vaisseaux traversent les muscles qui servent également d’excellents relais vasculaires.

 

Un constat étonnant

Les troubles hormonaux dépendent de nombreux facteurs plus ou moins contrôlables tel que le stress.

Si le diaphragme thoracique est particulièrement adapté à absorber le stress du fait de l’existence du nerf phrénique qui le relie au cerveau, les deux autres diaphragmes sont directement liés aux insuffisances hormonales.

Or les deux principaux acteurs du système hormonal, la thyroïde et le foie, sont avec le coeur les composants du corps les plus vascularisés.

Le coeur n’est il pas l’expression symbolique de la vie affective ?

 

Attention aux cosmétiques

Soyez très prudent sur l’usage de produits cosmétiques qui contiennent de la chloroacétamide. Des études sur les souris femelles saines ont révélé une baisse de la fertilité et du nombre de fœtus.

D’autres tests, effectués sur des rats, avaient mis en évidence des malformations squelettiques des fœtus, mais aussi une diminution du poids chez la mère, un élargissement de la thyroïde et une diminution du foie des femelles.

Autant d’effets secondaires directement imputables à cette substance.

 

En conclusion

Je ne peux que vous conseiller de renforcer votre thyroïde en consommant trois produits d‘origine marine par semaine. Du fait de notre environnement de vie, stress notamment, nombre de personnes sont carencées en iode.

Protégez également votre foie, cet organe omnipotent dont toutes les fonctions de l’organisme dépendent.

Pour ceux qui sont amenés à prendre des médicaments de façon régulière, un protecteur hépatique est indispensable pour compenser leur toxicité.

Limiter l’apport de toxiques (café, thé, chocolat, alcool, cola, tabac) et adopter une alimentation saine et équilibrée.

Faites chaque jour avant de vous coucher des respirations abdominales afin de libérer les tensions cumulées par votre diaphragme lors de la journée.

Pratiquez une activité physique régulière et pour les moins actifs, marchez trois-quart d’heure par jour.

Rappelez-vous que 80 % de l’oxygène est consommé par le cerveau, que le foie fabrique les globules rouges qui transportent l’oxygène dans le sang, que le muscle diaphragme est le principal muscle respiratoire, qu’un cerveau bien oxygéné supporte mieux les émotions.

 

Jean-Pierre Marguaritte

Ostéopathe

Micronutritionniste

jpmarguaritte@gmail.com

www.sosmaldedos.fr